
EXPLORER LES
FUTURS POSSIBLES
Trois scénarios pour penser les transformations de nos sociétés.
​Le scénario planning,
c’est une méthode exigeante :

Identifier les forces profondes

Pousser les incertitudes jusqu'à leurs limites

Construire des futurs volontairement contrastés
UNE APPROCHE POUR
SORTIR DE NOS ZONES DE CONFORT
​​Le but est de regarder en face les ruptures possibles que celles-ci nous soient
souhaitables ou redoutables.
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3 scénarios
volontairement contrastés ont émergé de nos tours
de table et de l’étude des principaux think tanks prospectifs.
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Nous avons retenu des titres peut être réducteurs et sans doute polémiques ou fortement connotés pour ​
souligner les divergences et déjà susciter la discussion !
Comment décider et s’orienter ?
Chacun de ces 3 scénarios répond à sa manière à la question du sens de nos existences individuelles et collectives. On est frappé de voir que ces scénarios sont de plus en plus documentés et détaillés adressant tous les domaines de l’existence humaine (consommation, style de vie, industries et activités, mobilités, travail, lieux et modes de vie, rôle de l’Etat & organisation sociale…).
Reste sans doute encore à préciser les trajectoires, les priorités, les résistances et les rythmes de mise en œuvre escomptés et réalistes.
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L'avenir n'est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire.
Bergson
Des mondes susceptibles de coexister
Il est aujourd’hui difficile de savoir quel scénario s’imposera.
Peut-être faut-il plutôt imaginer un monde où cohabiteraient plusieurs sociétés
inspirées de ces différentes visions du futur. Mais cette juxtaposition pourrait devenir source de tensions profondes.
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Au sein d’un même espace économique ou d’un même pays, la coexistence
de modèles antagonistes pourrait engendrer :​
des frictions sociales,
des conflits culturels,
voire des formes de chaos politique.
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​
Le rêve serait évidemment de combiner les éléments les plus positifs
de chaque modèle.
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Mais comment concilier des lignes rouges incompatibles, des visions anthropologiques opposées, et des conceptions du progrès parfois irréconciliables ?
La concurrence des modèles civilisationnels

À l’échelle mondiale, la rivalité entre ces aspirations pourrait aussi produire :
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de nouveaux impérialismes,
de nouveaux rapports de domination,
et potentiellement de nouveaux conflits.
Il faudrait alors penser les interactions entre ces mondes, leurs alliances possibles,
mais aussi leurs affrontements probables.
Si des États engagés dans des politiques transhumanistes décidaient, par exemple, d’accélérer l’exploitation des ressources rendues accessibles par le réchauffement climatique, rien ne garantit que des sociétés engagées dans des logiques de décroissance ou de maîtrise raisonnée de l’abondance resteraient passives.

Le risque autoritaire
Toute vision du monde porte en elle une
tentation autoritaire. Ne serait-ce que pour :
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​convaincre les opposants,
​
imposer une direction collective,
​
ou défendre son modèle face à l’extérieur.
C’est sans doute le risque embarqué de toute
grande transformation civilisationnelle.
La bataille décisive : l'adhésion
La véritable question devient alors :
​
Comment faire partager une vision du monde ?
​
Comment la rendre désirable, la faire accepter,
et embarquer le plus grand nombre ?
Toutes les sociétés disposent de mécanismes permettant cette adhésion ​(récits, institutions, culture, éducation, médias, symboles, leadership).​

Croire que les transformations historiques se produisent seules, sans responsabilité individuelle ou collective, relève probablement de la naïveté.
Chacun devra choisir le monde auquel il souhaite contribuer :
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Les États, les entreprises, les corps constitués, mais aussi les citoyens eux-mêmes.

